Nouvelle aide aux entreprises pour recruter un alternant en 2023

Une excellente nouvelle pour les entreprises fut annoncée le 1er décembre 2022 par Olivier Dussopt, ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion et Carole Grandjean, ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnelle. En 2023 les entreprises pourront continuer de profiter d’une aide financière s’ils recrutent des alternants.

Retour sur l’aide financière accordée aux entreprises en 2022

Une décision venant affirmer plus encore la volonté du gouvernement à dynamiser l’alternance. Puisque rappelons-le, jusqu’à la fin de l’année 2022 les entreprises qui recrutent des apprentis peuvent bénéficier d’une prime (établie dans le cadre du plan « un jeune, une solution« ) de 5000 euros pour un alternant mineur ou de 8000 euros pour un alternant majeur. Une solution qui a permis de multiplier le nombre de contrats d’apprentissage, en passant de 452 340 à 718 000 soit une hausse de 37%. Une augmentation significative qui ne semble pas encore satisfaire le gouvernement pour la simple et bonne raison que l’alternance offre une insertion professionnelle rapide. Pendant la pandémie de covid-19, pas moins de 70% des apprenants ayant suivi ce type cursus ont trouvé un emploi.

Zoom sur la nouvelle prime

A l’image de l’année 2022, une nouvelle aide permettra aux entreprises de bénéficier d’une prime exceptionnelle de 6000 euros à l’embauche d’un alternant (pour la première année d’exécution du contrat). Pour en profiter il faudra tout de même respecter deux conditions : être embauché à partir du 1er janvier 2023 et avoir moins de 30 ans à la date de conclusion du contrat. Une solution efficace pour apporter davantage de clarté et éviter les éventuelles questions concernant l’éligibilité et le montant versé. 

Par ailleurs, on soulignera une particularité pour les entreprises qui disposent et disposeront de plus de 250 salariés à compter du 31 décembre 2024. Ces dernières devront justifier qu’au moins 5% de leur effectif (CDI) comptabilise des salariés ayant conclu en 2023 un contrat d’apprentissage, de professionnalisation, ou un volontariat international. Dans un délai de huit mois prenant effet à la conclusion du contrat, l’employeur devra attester sur l’honneur auprès de l’agence de services et de paiement qu’il se pliera à cette obligation. Sans cela l’aide ne sera pas versée. Si les entreprises n’ont pas respecté leur obligation au 31 mai 2025 alors l’agence de services et de paiement se chargera de récupérer les sommes versées.

Pour certaines d’entre elles cet effectif ne pourra être que de 3% si et seulement si elles ont enregistré au 31 décembre 2024 une augmentation de leurs recrutements (contrats de professionnalisation, apprentissage, volontariat international) de 10% par rapport à l’année 2023.

Une prime exceptionnelle identique pour tous

Vous l’avez peut-être déjà constaté, on enregistre une modification notable, son montant. L’aide sera identique pour l’ensemble des bénéficiaires qu’ils soient apprentis ou salariés en contrat de professionnalisation. Fixer la prime à 6000 euros pour tous n’est pas anodin. Avec cette réforme le ministère du travail souhaite dynamiser l’employabilité des jeunes en CAP ou en lycée professionnel et supprimer ce phénomène d’inégalité notable avec les étudiants d’écoles supérieures.

Les entreprises souhaitant embaucher des apprentis de niveau bac ou inférieur sont généralement mineurs. Par conséquent ils ne pouvaient prétendre qu’à une aide de 5000 euros, soit le montant le moins élevé du dispositif.

Une aide qui va sans aucun doute permettre de multiplier le nombre d’embauches d’apprentis et de personnes en contrats de professionnalisation. Le gouvernement est sur la bonne voie pour atteindre son objectif, un million d’apprentis en 2027.  

 

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